MONTAGE D’UNE CANNE NYMPHE 11PIEDS SOIE DE 3

Un montage pour une canne totalement atypique dédiée à la nymphe (toc)

le choix d’une canne très longue 10.85pieds exactement , avec une poignée carbone creuse et longue car je tiens ma canne toujours sous le coude comme avec une vrai canne au toc (bcp moins de douleur sur mon avant bras ainsi)

Un système d’anneau amovible fendu pour pouvoir fouetter “loin” au cas ou !

Le poids, contrairement à la tendance actuelle, n’était pas la priorité sur ce projet (j’ai toujours ma Marryat LX en 10 pieds de 92 grammes pour cela)

Plusieurs mois de taf sur ce projet à monter et démonter pour arriver à MON projet.

les essais au bord de l’eau sont très bons pour le moment

 

 

Montage canne à mouche

MONTAGE CANNE A MOUCHE

I l y a longtemps que je pensais au montage d’une canne et je viens de réaliser ce projet.

Le montage d’une canne est pour moi LA solution qui permet de répondre à mes attentes spécifiques que je ne trouvais pas dans l’offre commercial des fabricants.

Le seul problème de ce type de projet c’est l’inconnu !

Avant de me lancer dans celui-ci, j’ai passé un temps fou à lire, regarder des vidéos et éplucher les forums spécialisés.

Je vous présente donc un petit résumé de cette grand aventure :

1-Mon projet

Me faire une canne délicate, me permettant de pêcher en petite et moyenne rivière pour traquer truites et ombres, mais aussi les gros chevesnes et petites carpes qui se promènent en bas de chez moi .

Partant de ces attentes, il me faut donc une canne relativement courte (beaucoup de végétations), très délicate, solide, et avec une grosse réserve de puissance pour les « petites » carpes !

La fibre de verre pourrait répondre à ces attentes et mon amour pour cette matière n’est pas d’aujourd’hui.

L’inconvénient de cette matière c’est son poids, surtout pour une longueur de 8 pieds soie de 4/5, mais pour ce projet, je vais surtout privilégier l’équilibre de la canne.

Je tiens à remercier les pros du montage des cannes en fiberglass qui m’ont bien aidé et conseillé sur le choix des matériaux et les conseils techniques pour que mon projet aboutisse.

Lorsque j’ai exposé mon projet, la contrainte principale énoncée était celle du poids en tête du scion !

Visiblement dès que l’on dépasse le 7 pieds, cette matière présente un poids supérieur en tête qui se compense mal avec un montage de porte moulinet trop léger et une poignée trop fine.

2-Le choix du blank

Pas simple de trouver un blank en fiberglass qui réponde à mes attentes

J’ai trouvé mon blank (TGS805) chez Mark Williams qui tient la boutique TaniwhaRodworks .

Merci à lui pour ses précieux conseils, un envoi ultra rapide et parfaitement sécurisé lors du transport = Bravo

3- le choix des matériaux

*La poignée

J’ai des mains de bûcheron scandinave et je « souffre » avec des poignées trop petites

Parfait !!!! je vais prendre une poignée parallèle et prendre le temps de réduire son diamètre pour ma main, le gain de poids devrait aider à contre-balancer le poids du scion.

*Le porte moulinet

Pour le porte moulinet, j’ai dû m’y prendre à 2 fois :

une fois le tout fixé provisoirement et le moulinet garni de soie, le premier PM acheté, en aluminium plein, était bcp trop lourd la canne levait de la tête = raté

Je ne voulais pas changer de moulinet pour tenter de rééquilibrer la canne , j’ai donc acheté un nouveau PM bcp plus light = parfait

*Les ligatures :

C’était ma crainte, ma hantise

Un gars de mon AAPPMA qui monte des cannes spinning, m’a mis la pression en me faisant remarquer que de ligaturer des anneaux noirs avec un fil jaune sur un blanc translucide était relativement compliqué et que le plus petit défaut serrait visible comme le nez au milieu du visage = parfait encore une chose compliquée !

Sur ses conseils, j’ai acheté du fil FIJI Ultra poly A-NO-CP Jaune pour se marier avec le blanc cassé du blank.

*Les anneaux

Le choix des mono-pattes a été guidé par 1 chose : le moins de ligature possible

Les anneaux mono-pattes c’est moins joli mais l’esthétique de la canne n’est pas le but !!!!

Pacific Bay BSFG BLACK et Srtipper FUJI SIC

4-Préparation

L’épine est assez simple à trouver mais je me suis fait confirmer celle-ci par le monteur de canne spinning

J’ai suivi le guide des espacements pour les anneaux avec une légère modification pour le stripper

le test de la courbe est ok et le test avec soie et moulinet me donne satisfaction.

5- Réalisation

Tourner la poignée c’est assez long mais j’ai enfin une poignée qui convient à ma main (comme une poignée de DUCATI 959 Pinagale)

En effet ligaturer un blank translucide avec un fil clair ce n’est pas simple = ultra chronophage et le moindre défaut d’écartement est visible)

Le vernissage c’est une diablerie. J’ai dû démonter 2 anneaux pour refaire correctement le vernis.

Mais le pire dans cette étape c’est la poussière………..grhhhhhhhhhh, j’ai pourtant passé l’aspirateur comme un fou, dépoussiérer la totalité des meubles (ma femme était aux anges) et mis femme et enfants dehors (encore une excuse pour faire du shopping).

J’ai une petite poussière de collée sur une ligature mais rien de dramatique.

J’ai débullé avec un Zippo rempli d’essence F =RAS.

6-Bilan

C’est véritablement chronophage malgré la sobriété de ce projet.

Cela reste mon premier montage et j’ai pris mon temps pour ne pas le louper.

La joie procurée par le montage est réelle mais c’est surtout des possibilités énormes pour faire une canne avec SES ENVIES, à son image !

La canne correspond bien à mes attentes :

C’est délicat, puissant, souple sans être mou, décalé, bien équilibré, anticonformiste, les lancés sont simples et le tempo invite à être tranquille.

Il ne faut pas la forcer, elle lance toute seule

Rien à voir avec les vieux blanks en fibre de verre qui dansaient même avec le vent.

Les roulés sont d’une simplicité déconcertante= parfait pour mes coins de pêche

JE SUIS AUX ANGES

Encore merci à ceux qui m’ont aidé

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Montage du banc pour ligaturer

Montage du banc pour ligaturer

TOURNER LA POIGNEE POUR L’ ADAPTER A MA MAIN

CREUSER LA POIGNEE POUR LE PM

MARQUAGE DE L’EPINE

LIGATURER

POSITIONNER LES ANNEAUX

VERNIR

ENFIN C’EST TERMINE

 

MANIVELLE POUR VIVARELLI

Pas le peine de vous présenter le célèbre moulinet FRANCO VIVARELLI, c’est un moulinet très connu et reconnu dans le monde de la PALM.

Ce moulinet correspondait à mon cahier des charges lorsque j’avais décidé de m’en procurer un exemplaire.

Je voulais l’utiliser avec ma MARRYAT LX 10P #4 et avec une soie naturelle pour petite et moyenne rivière avec un profil de type torrent et/ou courant rapide.

Il me fallait donc un moulinet  :

      • Qui acceptait une soie naturelle.
      • Semi automatique
      • Fiable
      • Peu onéreux (quelques sorties par an avec ce moulinet—> 119 € en promotion)
      • Facile à entretenir (un bon passage de WD40)
      • Avec des pièces de rechange facile à se procurer
      • Avec un frein (peu pratique à utiliser mais une fois réglé, plus la peine d’y toucher)

Le Vivarelli s’est donc imposé car il répondait mes désirs………………….sauf sur un point :

LA MANIVELLE

Au début de l’utilisation ,je pensais que cet « handicap » serait vite oublié….et bien NON .

Mon frein est réglé pour une pointe en 12/100ème et avec ce type de réglage, il est difficile de se servir de la gâchette pour le combat car le frein entre en action dès le ferrage.

J’aime combattre le poisson avec une manivelle, c’est mon choix personnel et c’est ainsi que je me sens le mieux pour affronter mon partenaire de jeux.

J’ai fouillé sur le net afin de trouver quelques bricolages pour adapter une manivelle.

J’ai donc récupéré une ancienne manivelle d’un vieux moulin afin de le greffer sur la bobine du VIVA.

Mon premier essai était catastrophique, Non seulement la vis dépassait de trop à l’intérieur de la bobine et il était impossible d’adapter la masselotte sur la bobine.

Résultat = Phénomène de « Balourd » donc des vibrations.

La bobine d’un semi automatique peut tourner relativement vite si le pêcheur décide de rembobiner sa soie avec énergie (c’est une peu mon cas) ou en cas de départ violent sur un gros poisson (c’est moins mon cas LOL   🙄  ) et c’est à ce moment-là que la masselotte prend tout son sens   💡

Mes notions de mécanique et dynamique de forces sont lointaines, mais il est indispensable de prendre en compte l’adjonction d’un poids d’équilibrage afin de tenter d’annihiler le « balourd »

Si le balourd peut-être multifactoriel, j’ai pris en considération la relation mathématique afin de placer mon contrepoids dans le prolongement Manivelle – axe de rotation (c’est une évidence pour les « impies » de la dynamique, mais pas une évidence si l’on prend en compte les autres facteurs pouvant favoriser le déséquilibre)

Après plusieurs tentatives, j’ai enfin trouver une combinaison et le bon emplacement avec une petite manivelle de récupération et une petite masselotte.

Pour faire simple, j’ai pris soin de bien aligner le trio : nouvelle manivelle, axe de rotation (supposé) et masselotte, (photo n°1) le premier et dernier élément sont placés avec un R (rayon) équivalent.(sans percer de trous)

Prenez garde de bien repérer les trous présents dans votre bobine afin de « tenter » d’aligner le trio cité ci-dessus et prenez garde à ne pas placer la nouvelle manivelle ou la masselotte dans la zone du petit mécanisme pour enlever la bobine.

Les vis sont quasiment affleurantes à l’intérieur de la bobine et ne présentent aucun inconvénient lors du rangement ou la sortie (même rapide) de la soie (photo n°2).

Plusieurs essais se sont montés très concluants et le petit balourd résiduel se fait sentir qu’à très haute vitesse (totalement impossible de rembobiner à cette vitesse en action de pêche)

PHOTO 1

 

PHOTO 2

 

PHOTO 3

 

VIVA1

A bientôt

Olivier